Le nom de notre club de randonneurs pédestres "A pied en gâtine" exprimé en latin dit de "cuisine", rappelle l'époque où nos ancêtres se déplaçaient, le plus souvent à pied, sur des chemins gaulois, puis gallo-romains, puis au Moyen-Age.
Nous ne savons rien de certain sur les chemins gaulois de notre Gâtine, quasi impénétrable avant l'an 1000.
Son nom ancien "VASTINA, territorium vastinense" signifie territoire sauvage, pauvre, couvert de landes ou de forêts.
Les voies romaines qui passent au nord et au sud du cœur de la Gâtine ont certainement utilisé les chemins gaulois les plus fréquentés, comme le plus souvent en France.
Sa voie romaine la plus importante "POITIERS - NANTES" est divisée en plusieurs itinéraires.
La branche la plus proche de Parthenay vient de Chalandray, frôle l'est de la forêt d'Autun, passe par le Pontreau des Hommes, la Chaussée de Gourgé, traverse le Thouet au Moulin de Gourgé (présence de substructures juste en aval du pont roman restauré, et non romain).
Gourgé (GURCIACUM en 889) représentait une station importante sur cette voie romaine (nombreux vestiges).
La voie romaine regagnait Nantes par Puyleron, Maisontiers, Faye-l'Abbesse ...
Cette voie romaine est appelée localement "Chemin de St Hilaire" du nom de l'évêque Hilaire de Poitiers qui, au 4ème siècle, a évangélisé les populations gauloises habitant les villas ou hameaux situés à proximité de la voie romaine.
On retrouve des vestiges de l'empierrement de la voie au bois de Barges, entre Aubigny et Lhoumois.
Une seconde voie romaine plus secondaire et non empierrée reliait ROM (citée gallo romaine de la Vienne au sud-est de Melle) à NANTES.
Elle est nommée localement "Chemin des chaussées" et plus rarement "Chemin d'airain".
Elle est située sur la ligne de crête Sud-Gâtine.

Son tracé passe par Exoudun, St Georges de Noisné, l'Aupépin de Verruyes, au nord de Mazières, entre Château-Bourdin et la Boissière en Gâtine (tracé du GR 364), la forêt de Secondigny (maison forestière), la Barre du Beugnon (près des "sources" du Thouet et de la Sèvre nantaise), l'Absie, St Pierre du Chemin en Vendée.
Autre implantation romaine, bien connue, le camp militaire des Forts près du Terrier de St Martin du Fouilloux, point d'observation néolithique, gaulois, romain puis moderne.
A Parthenay même, il n'y a pas d'implantation romaine connue (malgré son nom PARTENIACUM en 1020).
Par contre, le site de Parthenay-Le-Vieux a été, aux environs de l'an 1000 un carrefour important de chemins du lointain Moyen-Age.
Il correspond à la création d'une foire importante voulue par les seigneurs de Parthenay au moment de la construction de l'Eglise St Pierre de Parthenay par les moines de la Chaise-Dieu à partir de 1092.
On connaît très exactement tous les textes concernant cet évènement, rédigés bien sûr en latin.
Le carrefour comportait :

 

  • le chemin de Niort par Pont-Soutain,

  • le chemin des Marchands vers Thouars par Pellouaille,

  • le chemin de Vernoux en Gâtine,

  • le chemin de Vasles, par la Maladrerie.

    Ce carrefour a été peu à peu délaissé avec le développement de Parthenay.
    Il était donc bien qu'un club de randonneurs pédestres existe à Parthenay et que son nom "Pédibus Gâtinus", même en latin de "cuisine", rappelle nos racines d'il y a 1000 ans.
                                                                                                            

      Roland GIRARD